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LE STADE MAUDIT DE RAMOS ET ZIDANE

Le Real Madrid est revenu du Sanchez Pizjuan mercredi soir avec une défaite 2-3 contre Séville . Zinedine Zidane a laissé plusieurs cadres au repos dont  Ronaldo qui a repris les entraînements, Carvajal qui poursuit la récupération à l’infirmerie, Marcelo, Modric, Kroos, Bale, Varane et Navas. La Liga étant déjà pliée, la Ligue des champions est la priorité des priorités, dira-t-on. Mais Zizou le marabout avait un autre défi à relever: vaincre la malédiction dans ce stade où il a toujours été marabouté et où il n’a jamais gagné depuis qu’il est coach. La saison dernière, il s’y était rendu à deux reprises pour la coupe du Roi et la Liga, mais il n’était revenu qu’avec un match nul 3-3 et une défaite 1-2. Et voici qu’il rentre encore bredouille.

Zinedine Zidane a déjà vaincu les stades à travers le monde entier, 25 en Espagne, mais jamais Sanchez Pizjuan, le Wanda Metropolitano et le Montilivi, trois stades maudits jusqu’aujourd’hui.

Le Real Madrid aurait pu revenir avec un point si Sergio Ramos aurait transformé le premier penalty obtenu par les Madrilènes. Mais le capitaine de La Maison Blanche qui a pris le ballon entre les mains de Ceballos, a envoyé son tir sur la barre transversale à la 57 ème minute. Ce stade est devenu maudit pour Sergio Ramos, ancien joueur du FC Séville  donc de retour à la maison ne se passe jamais bien. Il a certes réussi à transformer  un deuxième penalty obtenu par le Real Madrid à la 95ème minute, mais il a été sifflé par ses anciens supporters.

 

Lors de ses dernières visites dans le temple ‘sevillista’, l’accueil n’a pas toujours été le meilleur. En novembre 2015, le joueur madrilène  avait inscrit un somptueux  retourné acrobatique à Séville mais Ramos n’avait pas pu célébrer son but, s’étant blessé en retombant sur le sol. Un mauvais souvenir pour le joueur. Lors de sa sortie du terrain, il y avait un mélange  de sifflets et d’aplaudissements.

L’année passée en Coupe du Roi, une pluie de sifflets , et une démonstration de haine des certains ultras du Sanchez Pizjuan après le but sur pénalty du capitaine madrilène. Agacé,  après son but, Sergio Ramos  s’était tourné vers les ultras avec un geste. Ils s’étaient mis à chanter en choeur des insultes , lui promettant jusqu’à la mort: 《Va mourir Sergio Ramos》, qui avaient valu une sanction au FC Séville. Trois jours après , le Real Madrid était de retour dans le même stade pour la Liga cette fois-ci, et tombait pour la première fois depuis 40 matches en championnat. Les supporters avaient passé tout le match à siffler Sergio Ramos.

Quand les joueurs qui ont défendu le maillot du club reviennent à la maison, ils sont applaudis. Mais chez Séville, dès qu’ils vendent un joueur, il devient le pire ennemi. Sergio Ramos se battait corps et âme sous le maillot du FC Séville et haranguait les tribunes. Son transfert au Real Madrid a redonné la santé financière  aux caisses du club qui étaient exsangues . Et c’est lui qui est devenu la cible des ultras de Séville. Comme le dit un proverbe africain: 《 tu sors le chien du trou, il te mord》.

J. RÉMY NGONO

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