LE BOTSWANA DEMANDE À LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE DE CHASSER KABILA ET LES DICTATEURS AFRICAINS

Comme d’habitude, les sbires de Joseph Kabila ont encore sorti matraques, gaz lacrymogènes et tirs à balles réelles  contre le peuple congolais qui manifestait dimanche pour le départ du despote héritier d’un maquisard, décidé à confisquer le pouvoir contre vents, marées et ras-de- marées. Selon le rapport de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC ( MONUSCO), la violente répression du dimanche 25 février 2018 a fait deux morts, quarante sept blessés et plus d’une centaine de personnes enfermées dans les geôles, pour aller subir la chicotte  du tyran rwando-congolais.

C’est une tradition: à chaque manifestation en RDC, c’est le bain de sang. Les croyants ne tiennent en mains que les bibles, crucifix, chapelets et rameaux, et satan lui, a les armes. Les Congolais croyaient voir en enfer satan avec deux cornes sur la tête, mais le voilà au trône chez eux, plutôt avec deux touffes de barbes sous le menton. C’est maintenant qu’ils comprennent que les cornes de leur  satan sont en fait blanches comme celles de Ben Laden. Sinon comment comprendre que Kabila ait pu envoyer son armée profaner 75 églises, tuer 6 chrétiens et blesser 127 par balles un jour sacré du 21 janvier 2018? Quel dirigeant au monde a déjà envoyé sa police tirer des gaz lacrymogènes dans une maternité contre les bébés  comme Kabila l’a fait? C’est Hérode, quand il a tué les bébés parce qu’il voulait éliminer Jésus Christ.

Et comme au temps d’Hérode, les dirigeants africains tuent leurs peuples en toute impunité. Mais c’est le président botswanais Ian Khama, dont la maman est britannique qui vient toujours dénoncer ces dictateurs africains. Dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, le gouvernement botswanais demande à la communauté internationale de virer Kabila par rapport au chaos humanitaire  qu’il sème en RDC:《 le Botswana exhorte la communauté internationale à mettre davantage de pression sur la majorité présidentielle à renoncer au pouvoir et à ouvrir la voie à l’instauration d’un nouveau régime politique 》. Le gouvernement botswanais qui a toujours critiqué l’ Union Africaine comme un syndicat de dictateurs, va encore plus loin et dénonce dans le même communiqué 《 les leaders africains qui refusent de quitter le pouvoir à la fin de leur mandat 》.

Et si le petit  Botswana fait trembler n’importe quel dictateur africain, c’est parce qu’il a de très bonnes relations avec les États-Unis et la Grande Bretagne qui ne peuvent continuer à laisser les zombies des forêts africaines continuer à massacrer les civils qui sont privés du droit de manifester  en RDC, Togo, Cameroun, Tchad, Guinée, Burundi, Congo, etc. Et qu’on ne soit pas surpris que la voix du Rwanda soit entendue et ouvre l’ intervention des grandes puissances dans nos enclos de fauves qui ne comprennent que le langage de la force.  Comme cette attribuée à Bismarck: 《la force prime le droit 》.

J. RÉMY NGONO

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