Afrique Politique

LES ANCIENS PRÉSIDENTS DU BÉNIN ET DU BURUNDI SUPERVISENT LES ÉLECTIONS AU MALI

L’élection présidentielle au Mali a eu lieu dimanche. Autorités et acteurs politiques  saluent la tenue de ce premier tour, malgré les incidents qui se sont déroulés  dans le centre et le Nord du pays. Même son de quasi-satisfaction de l’armada d’observateurs arrivés au Mali depuis mercredi.

Ancien Premier Ministre du Burkina Faso et ancien président de la Commission de la CEDEAO, Son Excellence Monsieur Kadré Désiré OUEDRAOGO dirige la mission d’Observation Electorale de la CEDEAO composée de 171 membres.
Déployée par la Commission de la CEDEAO, ” la Mission d’Observation Electorale au Mali est composée de vingt- un(21) Observateurs à Long Terme (OLT) et cent cinquante (150) à Court Terme (OCT), conformément aux dispositions du Protocole Additionnel sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance Section III relative à l’observation des Elections et l’assistance de la CEDEAO (art 11 à 18), qui autorise la Commission à soutenir chacun de ses États membres qui organise des élections. Cette Mission a pour rôle de suivre toutes les phases du processus électoral avant, pendant et après , afin de s’assurer que le processus respecte les meilleures pratiques internationales”, précise un communiqué de la cellule de la Communication.

La mission d’observation a été précédée par une mission exploratoire pré-électorale, une mission pré-électorale sécuritaire, une mission de solidarité conduite par le Président de la Commission, et une mission d’information conduite par le Commissaire chargé des Affaires Politiques, Paix et Sécurité.

Et parmi les observateurs qui se sont déployés sur plusieurs bureaux de vote, on pouvait remarquer deux anciens chefs d’État, en toute simplicité, arborant l’uniforme, allant à pieds, et côtoyant les populations.  Il s’agit de Yayi BONI,  ex-président du Bénin et Pierre BUYOYA, ex-président du Burundi, avec la casquette  de superviseurs de l’élection présidentielle au Mali, en qualité d’observateur V.I.P pour la communauté internationale.

C’est pour dire qu’il y a une vie après le palais présidentiel pour les chefs d’État africain qui ont réussi leur sortie. Même dans des pays voisins, ils sont respectés et sollicités pour apporter leur expérience. Ils ne seront jamais bombardés par la communauté internationale. Ils n’iront jamais terminer leurs derniers jours en exil. Ils resteront dans l’histoire même si leur gestion est critiquable. Ils sont les modèles de la démocratie, contrairement aux autres dictateurs  qui falsifient la constitution pour enchaîner les mandats en truquant les élections.

L’Afrique de l’Ouest ne fait qu’avancer en démocratie, à l’exception du Togo sous le joug d’une seule famille depuis plus d’un demi-siècle. En Afrique centrale, un ancien chef d’État n’a jamais supervisé une élection depuis les indépendances. Le seul projet est de mourir au pouvoir et laisser sa famille superviser et piller les richesses du pays.

La Rédaction

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