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LE CAPITAINE IBRAHIM TRAORÉ REÇU PAR LE COLONEL ASSIMI GOÏTA

Le Président de la Transition du Burkina Faso , le Capitaine Ibrahim Traoré  est arrivé à Bamako au Mali ce mercredi . Il a été accueilli par le Chef de l’État malien, le Colonel Assimi Goïta. Les Présidents burkinabè et malien auront un tête-tête  suivi d’une séance de travail avec leurs délégations. Le renforcement de la coopération surtout dans la lutte contre le terrorisme figure au menu des échanges.

Accompagné du nouveau Ministre d’Etat, Ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Colonel-major Kassoum Coulibaly  et du Chef d’état-major général des armées, le Colonel-major David Kabré, le Président Traoré  a eu droit aux honneurs militaires dus à son rang et se trouve actuellement en tête à tête avec le chef d’État malien, au moment où nous mettons sous presse.

Avec son homologue malien, le président Ibrahim Traoré discutera des questions sécuritaires qui préoccupent les deux pays depuis quelques années, précise la Présidence du Faso.

Cette visite d’amitié et de travail vise à renforcer l’axe Ouagadougou-Bamako et à intensifier la lutte contre les groupes armés terroristes qui endeuillent les deux nations.

« Convaincu qu’aucun pays ne peut vaincre seul les groupes armés qui sont extrêmement mobiles, le chef de l’État burkinabè entend insister sur le renforcement de la coopération bilatérale et la mutualisation des moyens de combat », indique la Présidence du Faso.

Il faut signaler qu’à moult reprises, des soutiens de la junte militaire ont manifesté en brandissant des drapeaux russes, s’en prenant à des intérêts français et réclamant le départ des quelque 400 soldats des forces spéciales françaises présents dans le pays.

 » Peut-être qu’avec la nouvelle donne [sécuritaire] nous réexaminerons nos rapports avec la Russie pour voir s’il faut la renforcer dans un secteur ou pas, s’il faut la réorienter dans l’intérêt du Burkina Faso et dans le respect de sa souveraineté « , a déclaré le 30 octobre le nouveau Premier ministre burkinabè, Apollinaire Kyélem de Tembèla. Mais, a-t-il averti,  » ce n’est pas à la rue de nous dire de faire ceci ou cela « .

Le Mali a rompu avec la France, dont les derniers soldats, opérant au sein de l’opération Barkhane, ont quitté le pays, s’est tourné et s’est tourné vers la Russie, notamment vers le groupe de mercenaires russes Wagner, pour l’aider à combattre les groupes terroristes.

Depuis le coup d’État du 24 janvier du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, renversé huit mois plus tard par le capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso, lui, n’a pas coupé les liens avec l’armée française qui a continué à participer aux côtés de l’armée burkinabè à la lutte anti-jihadiste.

 

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