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APRÈS L’AÉROPORT INTERNATIONAL, LE SÉNÉGAL REÇOIT LE TRAIN EXPRESS RÉGIONAL

Là où la route et les rails passent, le développement suit. Macky Sall l’a compris. Les premières rames du train express régional (TER) sont déjà arrivées au Sénégal . Le train express régional va va remplacer le” Petit train de banlieue “. La ligne vieillissante est déjà remplacée par de nouvelles voies électrifiées. Le projet du TER englobe l’acquisition d’une quinzaine de rames modernes, la reconstruction de 11 gares et la rénovation des gares de Dakar et Rufisque, classées monuments historiques. Le trajet entre ces deux gares ne prendra désormais  que 45 minutes, contre près de deux heures auparavant . Le TER desservira également le parc de technologies numériques de Diamniadio, l’Université Amadou Mokhtar Mbow.

D’un coût de plus de 7,4 milliards FCFA, le TER devrait être opérationnel dans quelques mois, en 2019. Le terminal  est situé à environ 47 km de Dakar, à Diass. Pour y accéder, une autoroute a été construite. Il comporte un pavillon emménagé pour le départ des pèlerins,  la tour de contrôle,  l’aérogare, le fret, la piste de décollage, et  le pavillon  présidentiel.

En moins de cinq ans au pouvoir, Macky Sall a déjà  construit des autoroutes, le palais des sports, etc.  En 2016, dans la continuité de l’État, il a inauguré le Centre International de Conférence Abdou Diouf. Ce centre est doté d’un amphithéâtre de 1500 places, une salle de plénière de 375 places avec possibilité d’extension jusqu’à 500 places, des salles de réunion de 50 à 150 places, un restaurant de 160 places à l’intérieur avec possibilité d’extension sur la terrasse jusqu’à 500 places, un restaurant VIP de 220 places, une salle de presse et un chapiteau de 2400 m².

En décembre 2017, c’était l’aéroport international Blaise Diagne qui était  opérationnel après son inauguration officielle par le Président Macky Sall.
Il a été constuit à une quarantaine de kilomètres de Dakar sur une superficie de 4500 hectares, pour un coût de 424 milliards de francs CFA. Initié par son prédécesseur Abdoulaye  Wade en 2007, Macky Sall est venu concrétiser les 88% de ce magnifique ouvrage qui aura la capacité d’accueillir 10 millions de voyageurs par an d’ici à 2035. Par ailleurs, le plus gros avion de ligne du monde, l’ Airbus A380 va s’y poser , et traiter 150 000 tonnes de frêt tout comme en Côte d’ Ivoire.

Autour de l’aéroport international Blaise, Diagne et du centre international de conférence Abdou Diouf, une nouvelle ville, Diamnadio, est entrain de se créer sur une superficie de 1600 ha avec les ministères  et les bâtiments  faisant office de logements dont les constructions sont à l’étape de la finition.

Selon le président Macky Sall, toutes les réalisations  ont pu être possibles à force d’imagination pour trouver  des formules autres que celles classiques de l’endettement auprès de la Banque Mondiale ou du FMI. ”  Pour l’aéroport par exemple, le Sénégal a développé  un système de redevances aéroportuaires. Pour  ce qui concerne les ministères,  nous avons fait un montage sur la base  des loyers sur une dizaine d’années, grâce auquel l’investisseur s’est endetté auprès des banques pour réaliser les infrastructures”, a expliqué le président sénégalais. Pour lui, il est important de combiner l’investissement public  sur le budget de l’Etat et les sources alternatives de  financement  pour accélérer la réalisation  d’un certain nombres d’infrastructures.

En Afrique de l’Ouest, Macky Sall et Alassane Ouattara s’endettent pour développer leur pays en infrastructures routières, hospitalières, sanitaires, et en fourniture d’eau et d’électricité. Mais, en Afrique centrale riche en pétrole, gaz, or, bois, bauxite, fer et toutes sortes de matières premières, à part Obiang Nguema, tous les autres dirigeants sont incapables de désenclaver leur pays et d’offrir aux populations ne serait-ce que de l’eau potable et l’électricité.

Le Cameroun dont la dette s’élève déjà à plus de 6000 milliards n’a toujours pas terminé la construction d’une seule autoroute. L’axe Yaoundé-Douala commencé en 2011, financé par la Banque Mondiale et la Chine, n’a même pas été réalisé à 25%. Le Tramway promis en 2011 reste sur une maquette du quotidien gouvernemental Cameroon Tribune. Paul Biya vient encore de s’endetter auprès des institutions internationales pour acheter les véhicules aux sous-préfets. La force du gaspillage et de l’incompétence.

J. RÉMY NGONO

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