Politique Sur le poteau

PAUL ÉRIC KINGUE ARRÊTÉ, MAURICE KAMTO EN RÉSIDENCE SURVEILLÉE

Paul Éric Kingue, directeur de campagne de Maurice  Kamto vient d’être arrêté avec le directeur de Afrique Media Yaoundé après son émission sur Afrique Média . Il se trouverait  dans les locaux  de la police judiciaire de Yaoundé selon certaines sources . C’est en pleine nuit, aux alentours de 22 h, que Paul Éric Kingue a donné l’alerte que les forces de sécurité étaient entrain de franchir sa clôture. Aucun mandat à une heure aussi indue. Une autre source est venue indiquer qu’il aurait  fui son domicile en escaladant son mur . Mais,on reste sans nouvelle.

La dictature du régime  durcit le ton ,  multiplie les intimidations et les arrestations d’opposants et journalistes à la veille de la proclamation des résultats du hold-up électoral accordant un septième mandat de 7 ans à Paul Biya.

Déjà dimanche matin, les forces de sécurité en tenue de combat avec gilets pare-balles, ont pris d’assaut le domicile de madame Kah Wallah au quartier  Bonanjo à Douala. Près  de policiers armés jusqu’aux dents, ont dressé une barrière et ont installé une voiture pick-up pour empêcher à l’opposante de se rendre à la marche pacifique qui était organisée par un député du SDF. Le domicile de Jean Michel Nitcheu, organisateur de la marche, avait aussi été encerclé par les forces de l’ordre. Narcisse Nganchop, coordinateur du mouvement citoyen ” Tout sauf Biya”, a été arrêté. Christian Marcel et d’autres militants du MRC qui participaient à la marché, ont été arrêtés par des hommes en tenue et conduits à une destination inconnue.

Aux alentours de 18 h 30, une alerte a été donnée  que deux véhicules de police venaient de stationner devant le domicile à Douala d’Albert Dzongang , ancien député du RDPC, devenu farouche opposant au régime, et qui  s’est rallié à la coalition conduite par le Professeur Maurice Kamto.

Dans un bulletin d’alerte publié le 15 octobre 2018, le CL2P, une organisation qui lutte pour la libération des prisonniers politiques, faisait  déjà état qu’une source anonyme lui avait révélé  qu’un plan en préparation dans les services de sécurité et de renseignements du Cameroun, en prévision de la proclamation officielle de l’élection présidentielle demain lundi 22 octobre, visait à ” supprimer “Albert Dzongang.

La même source indiquait également que le régime allait “neutraliser “”Maurice Kamto  lui-même et l’un de ses principaux alliés, Christian Penda Ekoka, ancien conseiller économique du président Biya, rallié lui-aussi à la coalition de l’opposition.

Selon les informations du journal en ligne Camer. be, Maurice Kamto serait déjà mis en résidence surveillée discrète,  tous ses mouvements contrôlés , tous ses coups de fil interceptés par les services secrets camerounais. Toujours selon ce site camerounais basé en Belgique, Maurice Kamto serait  désormais interdit de sortie du territoire camerounais, pendant un an. “Kamto est libre de tout mouvement à l’intérieur du pays, mais il est interdit de sortie du territoire pendant au moins un an”, a confié une source policière au journal. Cette interdiction de sortie du territoire de Maurice Kamto viserait  à empêcher au candidat déclaré vainqueur de l’élection présidentielle d’ aller activer des recours auprès des  juridictions internationales, pour le contentieux post électoral. “De toute façon , Maurice Kamto ne sortira pas jusqu’à ce que Paul Biya prête serment d’ici le 06 novembre 2018, reconsolide son pouvoir, et se rassure que cet opposant est neutralisé, et qu’il n’est plus nuisible. Donc de toute façon, le temps de son interdiction de sortie du territoire, est fonction de l’évolution de la situation “, a confié la source policière au journal.

Au regard des événements et de la militarisation de la capitale économique et de la capitale politique, il n’y a plus de doute: Paul Biya a prévu passer par la FORCE DES ARMES.

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