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LES EMPLOYÉS D’AFRICA N°1 PRIVÉS DE SALAIRE, DÉCÈDENT DANS LA MISÈRE

Naguère radio de référence, Africa N°1, première chaîne panafricaine créée le 7 février  1981 par Omar Bongo, financée ensuite par les fonds gabonais et français, a perdu ses lettres de noblesse et galère. Les Français se sont retirés pour créer une autre filière à Paris dans les années 2000. Kadhafi est venu à la rescousse pour maintenir l’édifice du Gabon en 2007. Après sa disparition, le Gabon a refait main basse.

Entre les querelles de leadership au sein de la famille Bongo et les caisses de l’État qui se vident, les agents d’Africa N°1 paient les sacrifices jusqu’à leur vie. Privés de salaire depuis 15 mois, plongés dans le dénuement et rongés par des maladies, incapables de se procurer d’une boîte de médicaments pour se soigner, les employés de la chaîne perdent la voix , agonisent et attendent la mort.

Lionel Gaston Ndombi Mbadinga avait fière allure d’un bon vivant. Mais, sans salaire, l’agent d’Africa N°1 ressemblait déjà à un mendiant.  Il est finalement mort sans médicament et sans assistance alors qu’il avait à peine 49 ans. Et d’autres vont bientôt le suivre, puisqu’ils se trouvent dans la même situation.

En effet, depuis 15 mois, les employés d’Africa N°1 sont sans salaires et donc dans l’incapacité de subvenir à leurs besoins y compris les plus fondamentaux comme la santé . Misère et véritable calvaire qui leur privent de la moindre dignité humaine pour ces hommes de médias dont l’image est si dégradée dans les ghettos où ils croupissent.

À l’instar de Lionel Gaston Ndombi Mbadinga qui, ne pouvant plus s’acquitter des frais d’hospitalisation s’était finalement retourné aux marabouts et charlatans , plusieurs autres cas d’agents sont inquiétants.  Il s’agit de Jean-Christ Mandama et Maurice Bouyomba, dans le même cas sur les 61 employés actuellement  sur le carreau. Et le gouvernement ne fait rien, absolument rien.

Quelle inhumanité pour le régime Ali Bongo qui lui, part se soigner en Arabie saoudite avec tous ses membres du gouvernement, mais qui n’utilisent les médias que pour faire leur propagande. Combien de cadavres et de suicides faudrait-t-il avant que ce gouvernement de prédateurs n’agisse et verse les salaires  à ces hommes et à ces femmes qui sont des responsables de famille, et qui ne demandent que leurs droits?

Voici la liste des valeureux hommes et femmes qui ont œuvré pour la notoriété de la première radio africaine Africa N°1, mais qui sont précocement morts dans l’anonymat et l’indifférence de l’État gabonais :

Fabien Assoumou, Marguerite Bayimbi, Vincent de Paul Mengué Ba Nna, Kabiné Kouyaté, Blaise Essono (Brother B), Claude Hervé Lassy, Pierre Brice Ndoumba, Alain Mengué, Gaston Didace Singangoye, Geneviève Wiels, Roger Ondo Oyono, Francis Mayi, Elvis Dianga Mamfoumbi, Christian-Serges Akiremy, Julien Mangambara, Hozoumet Lapel (Jerry), Hélène Lembanaka, Guillaume Mendome Nzé, Omer-Leonce Rembendambya, Ronny Mba Minko, Sylvain Ngome, Ursule Boubala, Boubacar Kanté, Ibahi Bahis, Matéké Wa Mulamba, Gassimou Sylla, Fulbert Ndong (Ledoux), Elise Mpacko, Alain-Saint Pierre, Grégory Ngbwa Mintsa, Marcel Ilougou, Philippe Divingou (Divine), Joseph Nziengui, François Ndong Mba, Patrick Lesne, Michel Nzoghé, Asseko Mathieu, Malem, Baba, Pierre Ndong Mvé, Joséphine Joumas, Léandre Nzambi, Noël Mboubou, Pierre Bouka, Maman Bivigou Albertine, Ida Randet, Corine Monezip, Mage Africa et biens d’autres .

J. REMY NGONO

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