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IDRISS DÉBY CONTINUE À TUER LES ÉLÈVES

 

Am-Timane, ville située au sud-est du Tchad a été le théâtre d’un violent affrontement entre les forces de l’ordre et les élèves du lycée agro-pastoral. Comme d’habitude, le sang a coulé lors de cette manifestation qui était pourtant  pacifique. Les forces de l’ordre, fidèles à leurs habitudes primitives et bestiales, ont violemment chargé les jeunes élèves. Ces derniers qui ne sont pas le moins aguerris ont résisté. En surnombre et décidés à tenir tête, les élèves ont réussi  à mettre en déroute les forces de l’ordre . C’est alors qu’un renfort de la police est arrivé en ouvrant le feu dans la mêlée . Le bilan provisoire est de 2 véhicules de marque Toyata détruits, 6 militaires blessés. Côté élèves, il y a un mort, une quinzaine de blessés par balles, et plusieurs arrestations.

En mars 2015, la police tchadienne avait tué 3 élèves et 18 avaient été  grièvement blessés au lycée Walia à N’Djamena . Leur seul tort était de manifester leur soutien à 69 étudiants condamnés. Une autre répression contre les élèves du lycée Pascal Yoadimnadji  avait conduit à la mort de 2 élèves  tchadiens et 8 blessés. Le gouvernement avait  justifié les tirs à balles réelles des policiers et gendarmes du fait que les élèves étaient armés de cailloux. Les 29 et 30 janvier 2018, il y a eu 2 morts et plusieurs blessés  au lycée Gazotor. Les corps avaient été emportés par les forces de sécurité. Non seulement les policiers avaient tiré à balles réelles, utilisé les matraques et versé l’eau chaude, mais aussi,  ils ont envoyé les chiens à l’attaque contre les élèves . Le corps de l’un des étudiants assassiné avait été déposé devant le domicile du ministre de la Sécurité Ahmat Bachir.

Pendant que les dirigeants occidentaux et asiatiques donnent des moyens à l’éducation pour la formation de leur jeunesse, en Afrique francophone en général et au Tchad en particulier, on augmente le budget de l’armée et de la police pour torturer et massacrer les enseignants, étudiants et élèves qui osent revendiquer leurs droits élémentaires. Comme le disait Danton: 《Après le pain, l’éducation est le premier besoin d’un peuple 》.

J.REMY NGONO

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